Chapitre 3 : Une Légion sans limite

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Chapitre 3 : Une Légion sans limite

Message par Eomir de Doragon le Mer 8 Mar - 9:51

Chapitre 3 :
Une Légion sans limite





Peu de temps après qu’ils aient terrassé l’Ogre, la troupe du roi arrive enfin aux frontières de Maelduin ; ils ont traversé l’épaisse forêt qui sépare Maelduin du reste d’Izanig.

        

    Après deux bonnes heures de marche, la troupe se retrouva devant ce qui semblait être un péage. Contre toute attente ; Maximilien se sépara du groupe et se retira en direction des hautes herbes juste à côté.



« Mais ; Maximilien, que faites-vous dans ces herbes ? Ce n’est qu’un péage, il est fort probable que l’on nous laisse passer si on paye le montant demandé… » Demanda Teddy qui ne comprenait pas ce que Maximilien essayait de faire.



« Et bien… J’ai entendu du bruit par ici, je tiens juste à m’assurer que nous ne craignons rien. Partez devant ; je vous rattraperais. » Répondit Maximilien assez gêné.



La troupe s’avança alors vers les deux gardes qui gardaient le péage. Ils portaient des plaques d’armures en acier, et en dessous, un tissu épais de couleur rouge et un casque de fer qui leur couvrait la tête. Au moment où la troupe arriva juste en face d’eux, l’un des soldats s’interposa et dit aux hommes :



« Halte là ! L’accès à ce village n’est pas gratuit, et surtout pas pour les étrangers. »



« N’ayez crainte, nous sommes en mission officielle pour le roi ; Adonis Proétos. Je suis son bras droit, Teddy Nërolan, je dirige cette troupe et nous avons rendez-vous avec un certain Gideon Grim. »



« Auriez-vous ne serait-ce qu’une quelconque preuve de ce que vous avancez ? » Demanda le garde en regardant la troupe au grand complet.



« Absolument ! » Dit Teddy en cherchant la carte dans son paquetage.



Teddy prit la carte dans sa besace et la tendit au garde qui l’inspecta attentivement. Il y avait bien une preuve sur la carte : le sceau du roi, sur lequel on pouvait voir son visage.



« Tout est en ordre. Mais avant de vous laisser passer, je vous demanderai de bien vouloir laisser vos armes dans leurs étuis ; nous ne voulons pas que quelque chose de mal vienne à se produire dans le paisible village de Maelduin. » Dit le garde en rendant la carte à Teddy.



« Comptez sur notre discrétion la plus totale messire. » Répondit Teddy en saluant les gardes.



         [size=16]La troupe pénétra alors dans le village de Maelduin ; un village d’honnêtes personnes qui travaillent dur du matin au soir dans les champs, dans les bois, dans les forges ou encore dans les auberges. Ce village était relativement calme, en dehors des maisons, on pouvait voir nombres de personnes qui discutaient dans les grandes étendues d’herbe ou dans les jardins, d’autres étaient assises aux tables extérieures des tavernes et jouaient aux jeux de dés ; qui sont très populaires dans la région d’Izanig.[/size]



         [size=16]Peu de temps après être entrés dans l’enceinte du village, les quatre hommes purent enfin apercevoir la forge. Mais un détail perturbait Maximilien : pour une fois, quand il passe dans les rues à découvert et en public, les gens ne le regardent pas de travers et ne scrutent pas inlassablement le symbole de sa cape. Il vit au loin un vieil homme, chauve et doté d’une longue barbe blanche ; Maximilien s’avança vers lui et lui demanda :[/size]



« Bonjour messire ; pardonnez-moi si je vous importune en une quelconque façon, mais j’ai l’étrange impression que le symbole sur ma cape ne vous est pas inconnu. Me trompe-je ? »



Le vieil homme étant trop fatigué pour parler, il se contenta de sourire ; dévoilant ainsi ses longues canines blanches et scintillantes. Il révéla à Maximilien qu’il était en fait le frère d’un des principaux fondateurs des Watchers of Kahn mais qu’il avait cessé de combattre pour vivre une éternité tranquille dans un paisible village tel que Maelduin.



        [size=16] Pendant ce temps-là, Alfragor et Teddy, qui étaient partis devant, étaient en train de faire affaire avec Gideon Grim, le forgeron. Alfragor eut l’autorisation d’utiliser la meule pour affuter à nouveau la lame de Zorgran qui s’était un peu abîmée avec le temps et pendant le combat contre l’Ogre quelques heures auparavant.[/size]



Maximilien et Vizarg-Sau rejoignirent leurs deux camarades peu de temps après avoir fini de converser avec le vieil homme. Ils passèrent la porte et saluèrent avec politesse le forgeron.



« Mais alors mon brave ; vous m’avez l’air en piteux état dites-moi. Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ? » Lança Gideon à Maximilien.

« Ce n’est rien messire. Juste une petite altercation avec un Ogre un peu mal élevé voyez-vous. »



« Vous devriez aller vous passer un coup de toilette au puit juste à côté, l’eau y est claire et fraiche. » Lui conseilla-t-il.



« Et bien… Cela me semble un peu compromis. » Lui répondit Maximilien assez embarrassé.



« Sans vouloir paraître indiscret : en quoi cela est-il compromis ? »



         [size=16]Maximilien soupira et ôta son gantelet, puis fit passer son bras par la fenêtre grande ouverte, en plein soleil. Son bras se mit soudainement à fumer comme de la viande que l’on aurait laissée trop longtemps au-dessus d’un feu. Gideon commença par faire la grimace avant d’inciter Maximilien ; qui serait les dents pour ne pas hurler comme un animal ; à retirer son bras de dehors.[/size]



« Donc vous êtes l’un d’entre eux vous aussi ? Très bien je vois… Mais là n’est pas l’importance. Pour le moment, confiez-moi vos attirails, que je leur redonne un coup de jeune voulez-vous ? »



Alors ; Maximilien confia Romulus à Gideon. Quant à Vizarg-Sau, il se mit à jeter un œil dans son paquetage, il chercha quelque chose pendant quelques secondes, mais finit par ne rien sortir. Il lança alors au forgeron :



« Excusez-moi, auriez-vous des couteaux légers que je pourrais lancer sans trop de complications, et qui sont simples d’entretiens ? »



Gideon réfléchit et regarda dans sa réserve, puis revint avec un petit sac de couteaux finement aiguisés avec un manche entouré de cuir.



« Voilà ; cela doit être ce que j’ai de mieux à vous proposer. Ils sont légers, très simples à entretenir quand on a le matériel adéquat et assez tranchants pour couper une lanière de cuir de qualité. » Dit Gideon en tendant l’un d’entre eux à Vizarg-Sau.



« Je vais vous prendre ça, ils ont l’air parfaits. Et avant de partir, j’aurais voulu savoir s’il était possible de changer les pointes de mes flèches, elles sont assez usées et commencent à se faire vieilles… »



         Gideon s’occupa alors de changer les pointes des flèches de Vizarg-Sau qui étaient jusque-là faites de pierre taillée, par des pointes d’acier neuves. Vizarg-Sau récupéra alors ses trente-cinq flèches ainsi que les quinze couteaux qu’il venait d’acquérir. Quant à Maximilien, il récupéra à son tour son arme ; Romulus, qui était maintenant aiguisée et remise à neuf. Alfragor et Teddy avaient fini de s’occuper de leur équipement. Les quatre hommes remercièrent convenablement Gideon et se remirent en route vers leur destination initiale.



Mais quand la troupe voulut quitter le village, le vieil homme à qui Maximilien avait parlé peu de temps avant revint à leur rencontre et leur dit :



« Je sais ce pour quoi vous êtes venus… Vous voulez détruire le Mal qui pèse sur notre monde… N’ai-je point raison ? »



« Bien sûr. Dit Maximilien en s’avançant vers ce dernier. Mais ; comment avez-vous pu le savoir ? »



« Oh vous savez ; après une éternité à lire les pensées des voyageurs, on finit par ne plus trop faire attention… Mais si vous voulez tout savoir, je peux vous dire ce que je sais… » Proposa le vieil homme d’un ton très sympathique.



« Nous sommes tout ouïs » Déclara Teddy en se retournant alors qu’il était prêt à quitter Maelduin.



Le vieil homme se racla la gorge et commença à raconter son récit :



« Alors ; il y a très longtemps, les Hommes tels que nous les connaissons aujourd’hui n’étaient rien d’autre que des pions avec lesquels les Dieux jouaient en permanence. Les Hommes ne voulaient plus être les jouets des Dieux et décidèrent de leur demander ce qu’ils ont toujours voulu avoir : le libre arbitre. Ils construisirent alors une tour, une très haute tour qui touchait presque les cieux ; pour se rapprocher des Dieux et peut-être espérer converser avec eux. Mais les Dieux ne répondirent jamais… L’un des principaux dirigeants de cette rébellion ; un homme nommé Saül, décida d’utiliser la magie pour appeler l’un des Dieux… Mais il fut berné par ces derniers : ils le forcèrent à offrir son âme en tant que garantie en échange du libre arbitre. Saül accepta le marché et fut condamné à voir mourir sa famille, ses amis et son royaume, car les Dieux l’avaient rendu éternel… Le pauvre Saül décida alors de se venger des Dieux en ouvrant une brèche sur le monde Diabolique et en laissa sortir l’un des treize Dieux Démons : Bélial ; seigneur des mensonges. Le Dieu Démon leva alors une armée démoniaque et sema alors le chaos dans notre monde et dans le royaume Céleste… »

La troupe fut subjuguée par cette histoire. Ils restèrent silencieux pendant quelques secondes.



« Et… Est-ce donc la fin ? C’est tout ce que vous savez ? » Demanda Teddy un peu déçu.



« Je suis peut-être aussi vieux que ce pauvre Saül ; mais je ne suis pas omniscient, je ne sais pas tout. Le seul moyen d’en savoir plus est de faire appel à celui que l’on surnomme « Le Sombre ». Vous pourrez le trouver au sommet du Mont de Piété… » Lui répondit alors le vieil homme.



« Merci infiniment honorable ancien. Nous ne pouvons vous remercier assez pour votre précieuse aide. J’espère vous revoir un jour. » Déclara Maximilien au vieil homme alors que la troupe partait en direction du Mont de Piété.

 

         Les heures passèrent, la troupe marchait alors dans le désert de Valneuf dans le territoire des Nains. Il n’y avait rein aux alentours : que du sable, des rochers, de la végétation pourrie et desséchée ainsi que quelques animaux qui se cachaient au moindre bruit que faisait l’un des membres du groupe. La chaleur y était insupportable, il devait faire non loin de soixante degrés, le soleil était haut dans le ciel et brillait inlassablement.

Teddy, qui portait une armure, semblait mourir sur place. Il transpirait sans arrêt et respirait tel un bœuf essoufflé. Alfragor, lui, commençait aussi à fatiguer, bien qu’il soit habitué à marcher des heures, la chaleur du désert était si importante qu’il eut l’impression que ses bottes de cuir était en train de fondre et de ne faire qu’un avec ses pieds. Maximilien ne ressentait en aucun cas la chaleur, mais à force de marcher sous un soleil brûlant, des plaques rouges commençaient à apparaitre sur sa peau. Et quant à Vizarg-Sau, il supportait la chaleur, mais en silence, cela ne semblait pas trop le gêner ; il décida alors de monter sur un haut rocheret observa l’horizon alors que ses camarades se reposaient dans un coin d’ombre qu’ils avaient trouvé.



« Que voyez-vous Vizarg-Sau ? » Demanda Maximilien au loin.



« J’ai comme l’impression qu’il y a quelqu’un qui fait un feu de l’autre côté de ces grands rochers. Je ne saurais vous dire si c’est une personne ou un groupe… »



« Il faut que quelqu’un aille voir ce qu’il s’y passe. »Déclara Teddy en essuyant la sueur sur son front.



« Je vais y aller ; cela me semble être plus sûr. Vous pourrez vous reposer pendant ce temps-là ; et vous, Vizarg-Sau, vous pourrez me couvrir grâce à votre arc. »Dit alors Maximilien en se levant.



« Très bien. Faites-nous signe quand la voie sera libre. » Lui répondit Teddy.



         Maximilien s’avança vers le feu de camp que Vizarg-Sau avait remarqué. Au fur et à mesure qu’il s’en approchait, il pouvait distinguer quatre hommes, tous habillés en tenues faites pour voyager dans le désert. L’un d’entre eux avait un arc, deux autres avaient des lances et le dernier avait une épée. Ils étaient installés autour d’un feu ; de la viande cuisait au-dessus de ce feu. Leur paquetage était posé juste à côté d’eux tout comme leurs chevaux. Il ne fallut pas longtemps pour que Maximilien se fasse remarquer, l’archer pointa une flèche vers Maximilien et lui dit d’un ton agressif :



« Hé toi ! Qu’est-ce que tu fais par ici ?! »



Maximilien leva les mains et les mit bien en évidence.



« Je ne suis pas là pour me battre, je viens en paix. Dit-il en posant ses armes au sol. Nous sommes des voyageurs, nous nous rendons au centre d’Easterland, mais nous avons dû passer par le désert. J’ai vu votre feu au loin. »



« Qu’est-ce qu’y me dit que tu n’es pas là pour nous dépouiller avec l’aide de ton groupe ?! » S’exclama une nouvelle fois l’archer.



« Il suffit ! Cet homme vient de dire qu’il venait en paix. Et il a posé ses armes. Il ne sert à rien de tenter de le tuer. » Dit celui qui portait une épée.

L’homme qui portait cette épée semblait être le chef du groupe. Il s’avança vers Maximilien et lui demanda :



« Qu’est-ce qui vous amène dans ce désert ? Vous ne semblez pas être des voyageurs qui ont l’habitude de passer par ce désert… »



« Ecoutez, nous sommes en mission pour le roi. Il semblerait qu’un mal pèse sur notre royaume. Nous avons dû passer par ce désert pour nous rendre au Mont de Piété, quelqu’un de très important nous y attends… » Répondit alors Maximilien.



« Je vois… Bon très bien. Passez. Mais faites attention, des choses étranges se trament par ici ces derniers temps… »



Maximilien fit signe à ses camarades. Ils ne tardèrent pas à le rejoindre. Tous saluèrent les voyageurs du désert, l’archer avait remarqué l’arc de Vizarg-Sau, il y jeta un plus ample coup d’œil et lui demanda :



« Dites-moi, je n’ai jamais vu un arc aussi magnifique. De quoi est-il fait ? »




« C’est un bois assez rare, moi-même je ne sais pas quel est le nom de ce bois. » Lui répondit Vizarg-Sau.



« Et où l’avez-vous trouvé ? Il serait intéressant que j’en acquiers un ; un de cers jours. »



« Le vendeur m’a dit qu’il l’avait gagné grâce à un pari qu’il avait fait avec l’un de ses concurrents, il lui a dit qu’il l’avait acheté au prix fort dans un trou perdu du royaume. »



« Oh, cela est bien dommage. Si vous arrivez à trouver le nom de ce trou perdu ; contactez-moi. Bonne route à vous voyageurs ! » Luit dit alors l’archer en lui faisant un signe de la main.



         La troupe marcha encore pendant des heures à travers le désert de Valneuf. Le décor commençait à changer : les gigantesques étendues de sable et les dunes étaient, petit à petit, remplacées par des sols rocailleux et des rochers hauts de plusieurs mètres. Et par-delà ces rochers, ils pouvaient commencer à distinguer des plaines, des étendues d’herbe verte à perte de vue, cela signifiait qu’ils approchaient de leur but.



Ils s’engouffrèrent alors dans un grand chemin droit, entre dunes de sable imposantes et une paroi rocheuse d’au moins cinq mètres de haut, les quatre hommes étaient ravis d’apprendre que le soleil ne brillait pas de ce côté-là, ils allaient pouvoir accélérer le pas et sortir au plus vite de ce désert brûlant. Mais après avoir marché sur quelques mètres, en plus du résonnement des pas des quatre hommes, d’autres pas se firent entendre ainsi que des bruits de plaques d’armures qui s’entrechoquaient, mais ils semblaient beaucoup plus nombreux et leur avancée était plus rythmée. Teddy demanda à ses camarades de s’arrêter net :



« Peut-être qu’avec un peu de chance, les bruits de pas que nous entendons au loin sont ceux de nos confrères de Château-blanc. Attendons un peu voulez-vous. » Lança Teddy à ses trois subordonnés.



         Ils attendirent. Mais leur attente fut de courte durée, les bruits de pas et de plaques d’armures venaient en réalité d’une légion, mais pas d’une légion ordinaire, d’une légion de morts. Maximilien, plus rationnel que ces camarades, sonna la retraite ; Vizarg-Sau disparut alors dans les ténèbres et se colla à la paroi rocheuse, Maximilien partit se cacher dans les dunes de sable, Alfragor se réfugia dans l’ombre et modéra les bruits qu’il faisait, et quant à Teddy, il se cacha à son tour dans les dunes de sable, un peu plus loin que Maximilien. La légion des morts avança le long de ce chemin sans trop se soucier de ce qui pouvait s’y trouver.



Mais leur avancée fut stoppée nette par l’un des morts se trouvant devant la légion, seul, il poussa un cri terrifiant qui résonna à travers ce chemin. Il dégaina alors son épée et s’avança vers la paroi, il ne pouvait pas voir si quelque chose, ou quelqu’un, s’y cachait, alors, ilmit des légers coups de lame sur la paroi pour faire résonner le bruit de l’impact, avec cela, il était capable de savoir si un masse quelconque faisait obstacle à l’écho. Il continua d’avancer en frappant la paroi jusqu’à ce qu’il se retrouve nez à nez avec Alfragor qui, jusque-là, pensait être bien caché. Alfragor sortit alors de sa cachette et dégaina à son tour ses armes et interpella les morts.



« Hé vous là-bas ! C’est moi que vous cherchez ?! Allez venez me chercher sacs d’os ! ».



         Aussitôt qu’il eut fini sa phrase, Alfragor prit ses jambes à son cou et contourna la paroi rocheuse. Le mort qui se trouvait au-devant de la légion pointa sa lame vers la direction qu’avait pris Alfragor, alors, une centaine de soldats morts se ruèrent, armes à la main, et se mirent à poursuivre Alfragor comme une meute de loups affamés.



Le mort qui semblait commander les autres continua sa progression sur la paroi, il s’approchait de plus en plus de Vizarg-Sau, qu’il ne pouvait en aucun cas remarquer ou percevoir. Ce qu’il ne savait pas, c’est que Vizarg-Sau l’attendait avec une flèche mortier bandée à son arc, quand le commandant arriva juste en face de Vizarg-Sau et qu’il s’apprêtait à frapper sur la paroi rocheuse, Vizarg-Sau plaça le bout de sa flèche entre les côtes apparentes du commandant et la décocha. La flèche explosa au contact des os de ce dernier ; le commandant s’éparpilla en plusieurs parties autour de ses soldats. Tous les soldats présents se ruèrent en direction de Vizarg-Sau, qu’ils ne pouvaient ni voir ni toucher, Vizarg-Sau s’empressa alors de gravir la paroi.



         Au moment où les soldats ont tenté d’attaquer Vizarg-Sau, Maximilien et Teddy sortirent de leur cachette et dégainèrent leurs armes, prêts au combat. Maximilien tenta de prendre l’épée du commandant, de sortes à le désarmer, mais à sa grande surprise et horreur, au moment où sa main entra en contact avec le manche de cette dernière, son avant-bras se mit à pourrir à une vitesse inimaginable ; et pourtant, Maximilien n’a rien d’un mortel, alors : pourquoi est-ce qu’il est en train de pourrir sur place ? Maximilien jeta cette arme maléfique au sol et donna un coup de pied dedans en direction de son propriétaire : le commandant. Ce dernier avait eu recours à l’aide de ses soldats pour être remit sur pieds. Il saisit son épée et regarda fixement Maximilien.



« Tu sais ce que cela veut dire, charogne ? Demanda Maximilien au commandant. Cela veut dire que nous allons nous  affronter dans un duel, celui de nous deux qui perdra ce duel devra se retirer sans faire de fourberies au vainqueur. Compris ? »



A ces mots, les soldats morts firent un cercle autour de leur commandant et de Maximilien, ils gardaient les armes le long du corps. Maximilien empoigna fermement Romulus et garda son bouclier près du corps. Le commandant lança la première attaque, il prit son épée par la garde et s’élança pointe la première vers le poitrail de Maximilien ; par chance, Maximilien eut le temps d’utiliser sa vitesse vampirique pour passer derrière le commandant, il le frappa à la nuque d’un coup de coude, déboitant ainsi sa mâchoire squelettique. Mais au même moment, le commandant prit son épée à l’envers et tenta d’empaler Maximilien, de dos. Maximilien eu un court instant pour mettre en avant son bouclier et bloquer l’attaque du squelette.



         Le commandant se retourna, fixa Maximilien et remit, sans rien dire, sa mâchoire en place. Le mort chargea à nouveau Maximilien bouclier de bois le premier cette fois, Maximilien riposta en donnant un violent coup de pied dans le bouclier, ce qui fit reculer le commandant sur quelques mètres.

Pendant que Maximilien et le commandant s’affrontaient dans un duel, Alfragor, qui avait réussi à semer les soldats squelettes, arriva au sommet de la paroi. Il regarda les deux guerriers s’affronter d’un regard circonspect, mais sans rien dire, de sorte à ne pas attirer, de nouveau, les morts. Et de son côté, Vizarg-Sau, qui était dans les ténèbres ; assistait lui aussi au combat, mais ce qui le troublait n’était ni la réaction du commandant, ni la façon de combattre des morts, ce qui le troublait n’était autre qu’une présence pensante, comme un regard qui le surveillait pendant qu’il se cachait dans les ténèbres, le pauvre Vizarg-Sau était incapable de déterminer d’où provenaient et de qui venaient cette présence et ce regard…



         Le combat entre Maximilien et le commandant continuait, leurs épées s’entrechoquaient. Le commandant semblait combattre tel un pantin, il ne changeait pas de stratégie, il n’essayait pas d’éviter les coups, il se contentait de les dévier. Maximilien commençait à être agacé par la tournure que prenait ce duel. Il utilisa à nouveau sa vitesse vampirique pour attaquer le commandant par surprise, mais le commandant semblait avoir anticipé cette action, il reprit à nouveau son épée à l’envers et essaya de la planter dans l’estomac de Maximilien, le vampire bloqua de justesse la lame du commandant, il tomba assis par terre, un peu étourdit. Le squelette s’élança vers Maximilien et tenta de lui enfoncer son épée dans le visage. Maximilien fit une roulade sur le côté et se releva en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et se jeta genou le premier vers le visage du squelette qui ne put absolument pas éviter cette attaque ; il tomba au sol, vaincu et désarmé. Maximilien mit la lame de son épée dans la bouche du squelette et lui dit ; un peu essoufflé :



« Tu es vaincu ; démon. Etant donné que tu as accepté le duel, et que tu es le perdant. Tu te dois de battre en retraite avec tous tes soldats. Et sache que la prochaine fois, je me montrerai sans pitié à ton égard, charogne… »

Le commandant se releva, récupéra ses effectifs et se mit en route vers son point de départ, il lança tout de même un regard à Maximilien dans lequel on pouvait lire : « on se reverra… ».


         Toute la troupe rejoint alors Maximilien ; Teddy, Alfragor et Vizarg-Sau. Les quatre hommes se remirent alors en route vers le Mont de Piété. Ils marchèrent pendant des heures avant de pouvoir enfin se reposer au pied de la montagne où ils espèrent trouver celui que l’on appelle « Le Sombre ». 
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